Ping féminin : l’Isère adapte son championnat pour faciliter la participation
Le CD38 a prévu trois plateaux, organisés le 4 octobre 2026, le 17 janvier 2027 et le 1er mai 2027. Ils seront, dans la mesure du possible, répartis géographiquement afin de limiter les déplacements. Autre choix intéressant : aucune autre compétition n’est programmée sur ces dates, afin de laisser une vraie place à cette épreuve réservée aux féminines.
La principale nouveauté concerne l’organisation sportive. Selon le nombre d’équipes engagées, le championnat pourra désormais être organisé en deux divisions : PR et D1. L’objectif est simple : éviter de regrouper systématiquement toutes les équipes dans une seule compétition lorsque les écarts de niveau deviennent trop importants.
Le comité pousse également assez loin la logique des ententes entre clubs. Des ententes pourront être constituées pour les équipes 1, 2, 3, voire davantage. Une souplesse importante dans les clubs où deux ou trois joueuses souhaitent participer mais où l’effectif n’est pas suffisant pour constituer une équipe complète.
Adapter la compétition plutôt que seulement constater
On parle souvent de féminisation à travers les statistiques de licenciées ou les campagnes de communication. Mais le sujet passe aussi par quelque chose de très concret : proposer des compétitions qui correspondent réellement aux effectifs disponibles et aux contraintes des clubs.
Créer davantage de niveaux, faciliter les ententes, limiter les déplacements et réserver des dates spécifiques ne fera évidemment pas apparaître des centaines de nouvelles joueuses du jour au lendemain. Mais cela peut éviter qu’une féminine renonce simplement parce que son club ne possède pas suffisamment de joueuses du même niveau ou parce que la compétition proposée n’est pas adaptée.
Le CD38 demande également aux clubs susceptibles d’accueillir un plateau de se manifester. Le cahier des charges reste léger : quatre tables suffisent pour organiser un plateau, ce qui permet à des structures de taille modeste de participer à l’organisation.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 26 septembre 2026. La réussite de cette nouvelle formule dépendra désormais du nombre d’équipes engagées. Mais l’approche mérite d’être suivie : au lieu de simplement constater que les féminines sont moins nombreuses, l’Isère tente d’adapter son offre de compétition à la réalité du terrain.
Et c’est peut-être finalement l’un des leviers les plus simples de la féminisation : commencer par permettre aux joueuses déjà présentes de jouer facilement.

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