Le stage Performance organisé par la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes du 6 au 9 juillet à Mâcon a réuni 34 jeunes sélectionnés. Travail technique, préparation estivale, détection des jeunes à potentiel : jusque-là, un stage régional assez classique.

Mais un chiffre mérite qu’on s’y arrête : 16 des 34 participants étaient des filles.

Soit 47 % de l’effectif. Presque la parité.

Dans un tennis de table où les féminines restent encore largement minoritaires, ce chiffre prend une tout autre dimension.

Lire le compte rendu du stage de juillet sur le site de la Ligue AURA

47 % au stage, 17 % dans la Ligue

Pour comprendre ce que représente cette présence féminine à Mâcon, il faut la comparer aux chiffres généraux de la Ligue.

Lors de son Assemblée générale du 21 juin 2025, la Ligue AURA comptait 24 533 licenciés, dont seulement 17 % de féminines. Elle relevait néanmoins une évolution encourageante : le nombre de féminines avait augmenté de 19,4 % par rapport à la saison 2023-2024.

Le contraste est donc assez spectaculaire : 17 % de féminines parmi l’ensemble des licenciés AURA, contre 47 % parmi les jeunes présents au stage Performance de juillet.

Il faut évidemment rester prudent. Un groupe de 34 jeunes sélectionnés pour leur potentiel ne représente pas les quelque 24 000 licenciés de la région.

Mais cela montre au moins une chose : chez les jeunes, un véritable vivier féminin existe en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le véritable défi sera peut-être de les garder

Attirer de jeunes filles vers le tennis de table est une première étape. Les conserver dans la pratique pendant l’adolescence, puis à l’âge adulte, en est une autre.

C’est probablement là que se situe désormais une partie de l’enjeu.

Car la question n’est pas seulement de savoir combien de jeunes joueuses sont capables d’intégrer aujourd’hui un stage régional. Elle est aussi de savoir combien d’entre elles seront encore licenciées, compétitrices, entraîneures, arbitres ou dirigeantes dans cinq ou dix ans.

La Ligue avait d’ailleurs relevé lors de son Assemblée générale 2025 le départ de deux joueuses féminines hors de la région en raison d’un manque de structures de haut niveau, tout en indiquant que trois clubs de Nationale 1 avaient alors un projet d’accession en Pro B dames.

La féminisation ne se résume donc pas au recrutement. Elle passe aussi par la capacité à proposer une continuité sportive aux joueuses qui progressent.

Une progression réelle, mais encore beaucoup de chemin

Il serait faux de dire que rien ne bouge. Une hausse de 19,4 % du nombre de féminines entre 2023-2024 et juin 2025 constitue une évolution significative.

Mais avec 17 % de licenciées dans le dernier bilan régional détaillé disponible, la pratique reste encore très largement masculine.

C’est pour cela que le chiffre du stage de Mâcon est intéressant : il ne prouve pas que la féminisation est acquise, mais il montre qu’une génération de jeunes joueuses est bien présente.

Et peut-être que le vrai indicateur des prochaines années ne sera pas seulement le nombre de nouvelles licenciées.

Il faudra également regarder combien restent.

Mâcon, une photographie encourageante

Les 16 filles présentes parmi les 34 sélectionnés de juillet ne racontent donc pas toute l’histoire du ping féminin en AURA.

Mais elles en donnent peut-être un aperçu intéressant.

Aujourd’hui, les féminines représentent encore autour de 17 % des licenciés régionaux dans le dernier bilan détaillé disponible. Pourtant, dans ce groupe de jeunes à potentiel, elles étaient quasiment aussi nombreuses que les garçons.

Entre ces deux chiffres se trouve probablement une partie du défi de la féminisation en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le vivier semble être là.

Reste maintenant à lui donner toutes les raisons de rester autour des tables.


Sources : Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de Tennis de Table — compte rendu du stage Performance de juillet 2026 et documents d’Assemblée générale 2025.


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