Le tennis de table ne se résume pas à la compétition, aux classements et aux résultats du dimanche. La FFTT en donne une nouvelle illustration avec un projet organisé à Saint-Quay-Portrieux, près de Saint-Brieuc.
Pendant trois jours, tennis de table, sport-santé et convivialité ont été réunis autour d’un même objectif : permettre à des personnes éloignées de la pratique de jouer dans un environnement adapté à leurs capacités.
Un tennis de table réellement adapté
Le séjour, porté par l’éducatrice sportive Chantal Nedelec, accueille notamment des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, des personnes en situation de handicap moteur ainsi que des participants rencontrant des problèmes cardiaques.
Ici, la logique n’est évidemment pas celle de la performance.
Les séances associent la pratique à la table à des échauffements, exercices de coordination, travail de proprioception et mobilité visuelle. Le rythme est adapté aux capacités de chacun et des pauses sont proposées régulièrement afin de prendre en compte la fatigabilité des participants.
C’est finalement une autre manière d’utiliser notre sport : la table, la balle et la raquette restent les mêmes, mais l’objectif change complètement.
Le Ping Santé ne s’arrête pas à la salle
L’intérêt de l’expérience présentée par la Fédération réside également dans ce qui se passe en dehors des séances.
Les participants sont hébergés ensemble et partagent repas, ateliers cuisine, balades à la plage et différents moments de convivialité. Le sport devient alors un support permettant également de créer du lien et de lutter contre l’isolement.
Et pourquoi pas dans nos clubs ?
C’est probablement le point le plus intéressant de l’expérience pour AURATT.
La FFTT rappelle qu’il n’est pas forcément nécessaire de disposer immédiatement d’une section Sport-Santé entièrement structurée pour commencer à accueillir ces publics. Une place peut déjà leur être proposée dans certains créneaux loisirs, avec une pratique adaptée.
Pour les clubs d’Auvergne-Rhône-Alpes, l’expérience bretonne peut être regardée comme une idée à adapter à son propre territoire plutôt que comme une simple actualité extérieure à notre région.
Nos salles disposent déjà des tables. Beaucoup de clubs disposent également d’éducateurs et de créneaux loisirs. Reste ensuite à construire les passerelles avec les publics concernés et les professionnels capables d’accompagner correctement ce type de pratique.
C’est aussi une autre façon de penser le développement du tennis de table : chercher de nouveaux pratiquants, mais surtout permettre à davantage de personnes de pouvoir pratiquer.
